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La première phase de l’évolution du Lab, la consolidation de 2 serveurs en un seul, est terminée. Le serveur est en ligne, configuré, fonctionnel, tous les services proposés par les 2 serveurs initiaux sont restaurés (et même plus, comme le lecteur de bande).

Au niveau consommation, avant de brancher le nouveau serveur, j’en étais à 141 W instantané. Après connexion du serveur, je suis grimpé à 286 W après le boot (login affiché sur la console), et à 320 W en pleine charge (tous les cœurs du processeur à 100 %, tous les disques et le lecteur de bande au boulot).

Je rappelle qu’avant l’opération, je dépassais les 450 W, sans particulièrement mettre les serveurs au travail (et j’avais pas branché le lecteur de bande). J’économise donc déjà un peu plus de 160 W en fonctionnement normal. Sur 24h, c’est pas rien (ça me fait grosso-modo 135 € d’économie par an, au tarif EDF actuel, pour un fonctionnement 24/7).

Je peux facilement (enfin, facilement, ça va coûter un peu…) diminuer d’au moins 40 W instantané, en changeant mon routeur pfSense pour une plate-forme ATOM. Ce sera l’étape suivante. Je pense pouvoir aussi réduire encore la consommation de mon serveur, en changeant le processeur (actuellement un Q6600 avec un TDP de 95 W) pour un Q9400s (ou un Q9550s, mais en tout cas « s » pour avoir un TDP de 65 W), mais l’investissement est plus lourd (plus de 200 €) pour une économie pas forcément si importante que ça en réalité (un TDP ne présage pas d’une consommation maximale, mais d’un dégagement de chaleur maximal, d’après ce que j’ai compris).

Maintenant que les données stockées sur les 3 disques de 1 To externes ont été recopiées sur le serveur, il faut capitaliser sur cet espace disponible en ajoutant ces disques dans le serveur.

En théorie, rien de plus simple :

  1. On arrête le serveur
  2. On installe les disques
  3. On redémarre le serveur
  4. On définit une partition de la taille max sur chaque disque, au format « Linux Raid Auto-detect »
  5. On ajoute les disques au volume RAID6 existant

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Finalement, les backups par Bacula, ce sera pour plus tard, j’ai un impératif professionnel qui appelle le retour des outils virtualisés au travail le plus vite possible.

J’ai finalement pris le parti d’installer VMware Server 2.0.2 sur mon serveur OpenFiler. J’ai essayé VirtualBox, mais je n’ai pas réussi à faire fonctionner le binaire graphique (Segmentation Fault), et la gestion en ligne de commande est vraiment très touffue, quand ça marche. Et comme je l’ai dit en préambule, je suis pressé…

Donc, VMware Server 2.0.2. L’installation est relativement simple. Il faut suivre la procédure décrite ici, et lorsqu’on arrive à l’impossibilité de compiler les modules pour OpenFiler, il faut suivre la procédure décrite , et après le lancement de l’installeur de VMware, tout passe.

Un petit coup de navigateur sur http://<mon serveur>:8222/, et on accède à l’interface d’administration.

L’utilisation de l’outil d’administration Windows ne m’inspire pas tellement, donc je vais m’assurer à chaque création de machine virtuelle d’activer l’accès distant à la console par protocole VNC.

EDIT: Ca marche bien, la console par VNC, sauf que le clavier, c’est n’importe quoi… Il existe bien semble-t-il une entrée RemoteDisplay.vnc.keymap, mais ça ne semble correspondre à rien de concret pour VMware Server 2… Bon, le principal, c’est que mes machines virtuelles redémarrent les unes après les autres. On verra à l’usage cette histoire de clavier (qui est la maladie chronique de la virtualisation à distance depuis un Mac…).

Après avoir réfléchi à mon problème de consommation électrique un peu excessive à mon goût, je suis passé aux travaux pratiques.

J’ai sauvegardé mes données (une semaine de copies acharnées), arrêté les 2 serveurs (un de fichiers, et un de virtualisation), et j’ai consolidé le tout dans un seul boitier.

Résultat : un seul serveur dans un boitier Antec P180, 6 disques de 1 To en RAID6 gérés par OpenFiler, lui-même installé sur une clé USB bootable de 4 Go, le tout propulsé par un processeur Intel Q6600 et 6 Go de mémoire (qui vont grandir pour devenir 8 Go, le max de la carte-mère). J’en ai profité pour ajouter 4 ports réseau à l’unique proposé par la carte-mère, je vais les utiliser en aggrégation pour obtenir un débit théorique de 5 Gb/s sur le serveur (mon switch Netgear GS716 va bien m’aider puisqu’il supporte la norme 802.ad).

Pour l’instant, je me concentre sur la partie serveur de fichiers. OpenFiler ne m’a pas posé de problèmes particuliers, les volumes, partages et autres comptes d’accès sont créés, et je commence à restaurer les données.

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Etat des lieux

Mon Lab (c’est moins prétentieux et plus approprié que « ma salle machine »), fonctionnel depuis quelques semaines, me donne entière satisfaction quant aux fonctionnalités proposées :

  • Un serveur de fichiers sous OpenSolaris, avec un peu plus de 4 To d’espace disque (2x 300 Go en ZFS MIRROR et 6x 1 To en ZFS RAIDZ1) partagés en CIFS et en NFS
  • Un serveur de « virtualisation » sous Ubuntu Server 9.10, qui fait tourner quelques machines virtuelles cruciales mais qui ne nécessitent pas de monopoliser une machine à part entière; il dispose lui aussi de 8 disques (2x 300 Go en RAID1 pour le système, et 6 disques de 500 Go en RAID6 pour les données, principalement les machines virtuelles et les images ISO dont j’ai besoin régulièrement)
  • Un routeur sous pfSense
  • Un switch Netgear GS716T (un peu bruyant, c’est d’ailleurs lui qui fait le plus de bruit…)
  • Une borne Apple Airport Extreme (première génération, avec des ports réseau 100 Mb/s, mébon, je ne me sers pas des ports réseau, donc c’est pas dramatique)
  • Un onduleur MGE Pulsar Ellipse USB (750 kVA ? Je ne sais plus…)

Il y a un point qui me chagrine néanmoins : la consommation électrique… J’arrive en effet, en moyenne, à plus de 450 W de consommation instantanée. C’est beaucoup. Trop à mon avis.

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