Bonjour-zà-tous,
Vous vous souvenez certainement (ou pas) du billet du 24 avril 2010, où j’exposais une liste de jalons (terme de gestion de projet, un peu pompeux, mais finalement adapté) à atteindre pour faire évoluer mon Lab. Revenons sur chacun d’eux :
Jalon 1 : Serveur de virtualisation dédié
Ce jalon est atteint. Le serveur est donc quasiment comme décrit :
- boîtier Zalman MS1000-HS2; avec le recul, vraiment très bien. J’ai juste un souci, le bouton de démarrage est un brin capricieux… Je survivrai.
- carte-mère Asus M4A78-E; là encore, de la bonne camelote. J’ai pris soin de mettre à jour le Bios pour supporter les processeurs récents (cf. le paragraphe suivant…). Il me reste un petit souci néanmoins à régler avec cette carte-mère, à l’allumage j’ai un message d’erreur sur le ventirad du processeur. Pourtant, il tourne, certes pas vite et c’est peut-être là que le bât blesse. J’en ai pourtant testé 2 différents, même résultat. Je vais chercher une doc un peu plus complète sur les réglages concernant les ventilateurs, j’ai du rater quelque chose (en même temps, c’est pas comme si les documentations livrées avec les cartes-mères étaient des modèles à suivre…).
- La mémoire est toujours de 8 Go; ça devrait me suffire quelques temps…
Mais il y a aussi quelques différences avec ce que j’avais envisagé à l’époque (en mieux
) :
- Le processeur a été tout d’abord un Athlon X2 2800 (2 GHz de fréquence) pendant plusieurs mois, d’abord dans l’attente du Phenom II X4 605e avec un TDP de 65W (qui a malheureusement disparu du marché), puis en attente d’un Phenom II X6. En comparant les caractéristiques des Phenom II X4 et X6, je me suis rendu compte qu’on oscillait entre 95W et 125W. Quitte à dissiper 125W, autant avoir 6 coeurs. De plus, en relisant les caractéristiques de mon Athlon X2, je redécouvre que le TDP est de 95W. Finalement, 30 W de surconsommation pour 4 coeurs de plus, c’est pas un si mauvais plan. Donc commande d’un Phenom II X6 1055T (2,8 GHz de fréquence nominale avec un Turbo Boost à 3,3 GHz) en début de semaine, réception ce matin, installation cet après-midi. Ca ronronne, je sens les 4 coeurs supplémentaires (et la fréquence à 2,8 GHz au lieu de 2 accessoirement), et j’ai constaté la différence de consommation de 30W à l’usage, même si ce n’est pas constant (c’est régulièrement moins, probablement que le processeur se la coule douce pendant ce temps-là). 30W de plus pour 3x plus de puissance, je devrai m’habituer, je pense
- Le disque de boot n’est finalement pas une clé USB. Principalement parce que j’en avais pas d’assez rapide sous la main, et je ne savais pas encore à l’époque comment Proxmox pourrait se comporter sur une clé USB (et j’étais pas dans un espace-temps assez élastique pour me permettre de recommencer si le test de Proxmox était satisfaisant, ce qui a été le cas). J’ai donc utilisé un disque de 160 Go tout simple, sans RAID ni rien, parce que j’avais qu’1 disque sous la main, mais surtout parce que de toute façon j’ai plus de ligne SATA disponible (il n’y en a que 5 sur la carte-mère, plus une eSata). Je vis dangereusement, mais j’assume pour l’instant. Proxmox est vite réinstallé, les fichiers (ou devrais-je dire les volumes logiques) des machines virtuelles sont eux sur un volume en RAID10. Il faut juste que je mette en place une sauvegarde des fichiers de configuration des machines virtuelles (en derniers recours, au pire, je redéfinis les machines dans proxmox…).
- Le volume de données est un RAID10 logiciel sur 4 disques de 300 Go, 600 Go utiles donc (moins quelques Go, vous connaissez la rengaine…). Je vais très prochainement les remplacer par des disques de 500 Go, qui ont été libérés suite à l’installation du NAS (cf. point 2). En plus de disposer de plus de place, ces disques sont plus récents de 2 ans minimum par rapport aux 300 Go, ça devrait être un brin plus performant et consommer moins (mais on parle d’une poignée de W).
- Il y a 4 ports réseau disponibles, 3 sont agrégés pour obtenir un lien à 3 Gbits/s (pour les velus en réseau, mode tlb du noyau Linux, je ne parviens pas à faire fonctionner correctement la norme 802.1q qu’est censé supporter mon switch…) et 1 pour l’administration de la machine (et les machines virtuelles qui ne demanderaient pas de performance réseau).
- Un lecteur de bande LTO4 en SCSI, pour les sauvegardes (et pas uniquement les machines virtuelles). Mais pour l’instant, c’est non-opérationnel, un prochain jalon à atteindre, très probablement avec l’aide de Bacula.
Jalon 2 : “downsizer” la configuration du serveur de fichiers OpenFiler, puisqu’il n’a plus besoin de gérer les machines virtuelles
Ce jalon-là est à la fois manqué et réussi. Manqué parce que je n’ai pas réduit la voilure sur le serveur. Réussi parce que je l’ai remplacé par un NAS Synology 1010+ (et un peu d’aide du MacMini qui héberge une partie des données, le NAS ne pouvant pas contenir tout à fait autant de disques que mon serveur).
J’ai considérablement réduit la consommation (de plus de 150 W à 65 W environ), j’ai gagné en silence et place occupé dans mon Lab, et je n’ai encore pas commencé à exploiter le potentiel du NAS en dehors de sa capacité de serveur de fichiers (serveur de Photos, iTunes, surveillance video, …).
Il est actuellement plein de disques de 1 To (5 donc), avec un boitier AluIce XXL en Raid1 connecté en SATA pour les sauvegardes TimeMachine de mon MacBookPro (et du MacMini à venir, mais ya pas grand chose à TimeMachiner dessus). Dès que les disques de 2 To auront atteint un niveau de prix raisonnable, je remplacerai les disques de 1 To par des 2 To. La procédure de remplacement des disques sur le NAS fonctionne parfaitement, je l’ai pratiquée pour monter de disques 500 Go vers des disques de 1 To quand j’ai “décommissionné” mon serveur OpenFiler.
Du coup, il me reste une carte-mère et un processeur Q6550, je vais certainement upgrader un PC des enfants avec (j’en connais au moins un qui roule encore avec un Athlon X2 en socket 939 (!) ). Le processeur Q6600 quant à lui est venu s’installer dans mon poste de travail Windows qui ne sert finalement qu’épisodiquement, pour les jeux (et c’est vraiment pas souvent ces derniers temps) et parfois tester une application en cours de réalisation sur Internet Explorer (bââââh).
Jalon 3 : Remplacer le Q6550 du serveur OpenFiler par un processeur AMD faible consommation
Jalon au final fusionné avec le 2, inutile de changer le processeur d’un serveur qui disparait
.
Concernant la consommation, mon Lab tourne autour de 320 W maintenant.
En conclusion, je dirai que ça commence à converger dans mon Lab, il me reste des détails à régler, mais je pense que ça devrait plus trop bouger pendant quelques mois (quelques années ?). Je vais donc arrêter de vous prendre la tête avec
. Et je vais peut-être avoir un peu de temps résiduel pour commencer à jouer de la domotique… Et jardiner un peu, mais c’est pas comme si j’étais fait pour ça, non plus, plutôt une obligation puisque personne d’autre s’y colle (ou alors quand quelqu’un d’autre s’y colle, ça craint, donc je préfère faire moi-même. Ceci est une autre histoire
).
ADDENDUM :
Whoa ! Je viens d’accéder à ma machine virtuelle Windows 2008 Serveur pour valider les mises à jour (WSUS et caetera…), et la différence de réactivité fait plaisir
Avant, avec mon Athlon X2, lorsque je voulais administrer WSUS, j’avais des tas de timeouts (lors de l’ajout d’un composant dans la console d’administration par exemple), et des lenteurs à répétition. Maintenant, c’est un tout autre monde, on se croirait presque sur un serveur physique, il y a peu de différence à l’usage (si ce n’est un accès réseau un peu moins rapide, mais j’ai pas encore activé les drivers paravirtualisés).
Je commence donc à ressentir avec satisfaction le gain apporté par le Pehnom II X6.